Vous lancer comme comptable ou expert-comptable : quelle « facture » payez-vous pour cela ?

Par Acerta
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Effectuer des analyses coûts-avantages, établir des bilans annuels, donner des conseils fiscaux aux entreprises… ces mots résonnent-ils comme une douce musique à vos oreilles? C’est que vous avez suivi les bonnes études !

N’oubliez pas qu’il existe des conditions professionnelles spécifiques et des formalités de démarrage. Inscrivez-vous facilement auprès d’Acerta qui vous tiendra informé de la prochaine formalité administrative. Vous n’avez pas besoin de beaucoup plus : vos connaissances, un ordinateur équipé du logiciel comptable ad hoc et une dose de bon sens.

Étudions les règles d’or pour un démarrage d’activité en douceur.

1. Condition professionnelle : reconnaissance par le biais d’un stage.

Comptable et expert-comptable sont des professions reconnues : vous avez donc besoin d’une reconnaissance officielle. La première étape consiste à vous inscrire auprès de votre institut professionnel, ce qui signifie que vous allez acquérir des savoirs professionnels durant un stage.

Le maître de stage partage son expérience, ses connaissances et vous inculque la déontologie. Vous assisterez aux séminaires obligatoires. Tant le comptable que l’expert-comptable passeront un test d’aptitude à la fin de leur stage

  • L’institut professionnel des experts-comptables et des conseillers fiscaux est l’IPCF.
  • Si vous devenez expert-comptable ou conseiller fiscal, vous relevez directement de l’IEC.

Lors de votre stage, vous pouvez déjà prendre le statut d’indépendant. Si c’est le cas, assurez-vous d’avoir réglé les formalités administratives nécessaires au démarrage.

Conseil : si vous avez déjà un statut d’indépendant pendant votre stage, vous devriez également souscrire une assurance responsabilité professionnelle !

2. Formalité de démarrage : activité principale ou complémentaire ?

Il y a un manque cruel de comptables ! Mais cela ne garantit pas pour autant que les clients se bousculeront immédiatement à votre porte. Une clientèle s’enrichit jour après jour. Et la recherche de clients exige du temps. Or, le temps, c’est de l’argent… C’est pourquoi débuter une profession en activité complémentaire est plus facile.

3. Formalité de démarrage : vos démarches administratives

  • Inscription à la Banque Carrefour des Entreprises (BCE) :
    • Numéro de code NACE comptable: 69202
    • Numéro de code NACE expert-comptable: 69201
    • Le tarif d’inscription à la BC est 88,50 euro par unité d’établissement.
  • Enregistrement TVA :
    • Tant le comptable que l’expert-comptable est soumis à la TVA
  • Affiliation à la Caisse d’assurance sociale
  • Vous informez votre mutualité que vous avez un statut indépendant à partir de la date de lancement de votre activité principale en tant que comptable ou expert-comptable.

4. Formalité de démarrage : Assurances obligatoires

En tant que comptable ou expert-comptable, vous êtes également tenu de souscrire une assurance responsabilité professionnelle, qui couvre les frais dus à une faute professionnelle. L’assurance responsabilité civile est également obligatoire ; vous pouvez la comparer avec l’ « assurance familiale ». Elle couvre les dommages subis par un tiers si vous commettez une erreur accidentellement.

5. Condition professionnelle : formation continue

En tant que comptable et expert-comptable, vous avez l’obligation déontologique de suivre une formation continue. Une façon de garantir la qualité de votre service à travers l’évolution de la technologie et du Droit.

Outre la déontologie et les connaissances liées à votre profession, les compétences sociales et entrepreneuriales sont également abordées. Les organismes d’accréditation fixent les critères de fond. En plus de ces exigences qualitatives, il y a aussi une formation continue dont vous devez suivre un minimum d’heures chaque année.

Pour chaque région, il existe aussi des associations professionnelles agréées, où vous pouvez aller suivre des formations et étoffer votre réseau professionnel !

6. L’ère numérique

La législation n’est pas la seule à évoluer rapidement, la technologie progresse aussi très vite. L’époque où les clients débarquaient les bras chargés de boîtes à chaussures remplies de papiers est (presque) révolue. Le client moderne exige davantage et demande d’avoir un aperçu à jour de ses comptes. Le service online n’est plus un luxe, mais un must !

 

Cette année, plus de 900 étudiants se sont déjà inscrits sans engagement.